Très librement inspiré de l'œuvre de J.M. Barrie
Création 2026/2027« Et vous, ce soir, à quoi êtes-vous prêts à croire ? »
Avec Les Naufragés, nous souhaitons interroger notre capacité à rêver, à croire et à préserver l'enfance en nous, dans un monde qui tend à réduire l'expérience humaine à la rationalité et à la rentabilité. Le projet naît d'un besoin urgent : maintenir vivante cette part de nous qui invente, s'émerveille et crée, non par naïveté, mais comme une condition de survie face au réel.
Ce spectacle s'inscrit au cœur de notre démarche artistique, où le corps devient un espace de fiction, de mémoire et de résistance. Nous envisageons le théâtre comme un lieu fragile mais essentiel, un espace où la croyance et l'imaginaire sont des actes conscients, capables de produire du sens et du lien.
La fable met en scène cinq interprètes, des naufragés, réunis sur l'Île du Nulle Part, un territoire primitif, rappelant le Jardin d'Arcadie. Sur cette île au soleil éternel, la lune finit par revenir. Avec elle surgit la marque du temps, rappelant que rien n'est éternel — ni l'enfance, ni le rêve, ni même le théâtre.
Les naufragés luttent alors contre la fin annoncée : la fin du spectacle, le retour du réel, la perte de l'enfance, la disparition du jeu. Comme dans toute tragédie, l'issue est connue dès le début. C'est précisément dans cette conscience de la fin que se situe notre enjeu : choisir de croire malgré tout.
Au plateau, les interprètes incarnent des « créatures de l'enfance ». Êtres marginaux, ils dépassent le burlesque pour atteindre une croyance poétique. Comme les personnages de Shakespeare, ils sont prêts à se dissiper dans l'air au moindre souffle, nous rappelant que « nous sommes de l'étoffe dont les rêves sont faits, et [que] notre petite vie est entourée par un sommeil » (La Tempête).
Le spectacle se construit d'abord par le corps, la danse, la voix et le souffle. Une partie du récit se déploie dans un langage primitif, inventé, qui précède le sens et sollicite une écoute sensible et intuitive. Le travail avec l'argile, matière vivante, façonne les corps et transforme l'espace scénique en un lieu multiple : cabane, navire, paysage, tombeau ou refuge.
2h (tout public)
1h (jeune public)
À partir de 14 ans
(jeune public : dès 8 ans)
Sans jauge spécifique
2026 / 2027
Maxime Allègre
Victor Fisbach
Philippe Bertrand
Laura Opsomer Mironov
Lior Aidan, Camille Doucet
Collectif OFBPC
Lior Aidan, Athénaé Maso, Ferdinand Mochot, Charles Montélimard, Laura Opsomer Mironov
Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique (CNSAD), Mairie d'Amfreville, Théâtre Le Palace, Compagnie La Transversale - Evreux Portes de Normandie, Simon Falguières et la Compagnie le K
Répétitions et explorations au plateau
CNSAD, Théâtre le Palace, Paris
Écriture au plateau du 07/08 au 18/08 (10 jours)
Sortie de résidence en public
Amfreville, Normandie
Finalisation de l'écriture et dramaturgie
Création (1 à 2 semaines)
Création (1 à 2 semaines)
Création (4 semaines)
Sortie de résidence en public
Communication (photos, captation)
Début de diffusion et ateliers d'actions culturelles
Diffusion du spectacle